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Articles avec #patrimoine tag

Eglise Saint Etienne de Meyriat

Publié le par ACTEURS

Cartes postales anciennes de l'église de Meyriat
Cartes postales anciennes de l'église de Meyriat
Cartes postales anciennes de l'église de Meyriat

Cartes postales anciennes de l'église de Meyriat

Le groupe "mise en valeur du patrimoine par des panneaux" de l'association ACTEURS a fait un travail de recherches sur l'église et la paroisse de Meyriat. Six fiches A3 imprimées sur carton rigide ont été remises le 11 novembre 2015 à Raymond Calvet pour être disposées à l'intérieur de l'édifice. Voici ces fiches :

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LE PONT DE MOINANS

Publié le par ACTEURS

Textes issus des recherches dans les archives par Bernard Darmedru de Bohas :

Pose de la première pierre – 17 juin 1861

C’est donc le curé Cordenot qui sera présent pour la pose de la première pierre du pont de Moinans (assisté de l’ancien curé Boisson) le 17 juin 1861 dont voici un extrait :

Ce jour du 17 juin 1861 à 10H30 du matin, nous Antoine Marie Adolphe Brac de Laperrière, propriétaire de Beaurepaire et maire de la commune de Meyriat et Charles Morellet, meunier de la Biolière adjoint, assistés de Mr Cartier Grégoire maire de Rignat, Modas Aimé maire de Bohas, Moyet ? Ancien maire de Neuville, Cordenot curé de Meyriat et Boisson ancien curé pendant 34 ans, Pupunat notaire à Hautecour, Br Maillé de châteauvieux, Gagnon Pierre capitaine de la garde nationale

En présence de Francisque Lombard agent voyer en chef du département de l’Ain et de Felix Goy agent voyer cantonal à Pont- d’Ain auteur des plans du pont en pierre de taille à trois arches en construction au-dessous de la digue du moulin de Moinans, avons reconnus que la fondation des deux piles et des trois culées de ce pont à partir du 23 mai dernier jusqu’au 3 juin courant, ont été solidement construits à gros blocs de roches enchevêtrées, en l’espace de 10 jours dans le lit à sec depuis 2 mois du Suran, par les ouvriers de Célestin Chapuis entrepreneur et le concours des populations prestataires de la commune, en tout 10 ouvriers par jour ; que ces fondations, maintenant arrosées au lit de la rivière ont été enfouies sous le sol pour la culée à l’Est où l’on a trouvé la roche à 0m,50 et pour les autres piliers ou culées, dans un béton naturel composé de gros de gros et petits graviers plats couverts d’argile, à 1m80.

Cette reconnaissance faite en présence du conseil municipal de Meyriat et des habitants des communes limitrophes qui ont été convoquées à l’issue des messes paroissiales, hier 16 Juin et qui ont bien voulu nous assister ainsi que la plupart des habitants de cette commune ; procédons à la pose de la première pierre du pont de Moinans faite par procuration de Mme de Laperrière, par Mme Céline Maillé de Châteauvieux, fille de sa cousine germaine domiciliée avec ses père et mère à Châteauvieux commune de Neuville.

Cette pierre est placée au-dessus du lit de la rivière à l’angle Nord-Ouest de la culée, rive gauche et porte, gravée extérieurement ces mots : 17 Juin 1861. Elle porte aussi, au-dessus de son lit de pose, un rouleau en plomb de 0m15 de long et de 5,5cm de diamètre dans lequel nous avons introduit et scellé à l’Etain le présent procès-verbal, quelques monnaies et millésime de 1861à l’effigie de l’Empereur Napoléon III ; plus une bande de cuivre rouge, légèrement cintrée et qui porte gravée, en ses deux côté l’inscription suivante : Avec la volonté de Dieu. Napoléon III empereur des Français. Mr Lemasson préfet de l’Ain. Mr Adolphe Brac de Laperrière maire de Meyriat et Mr Morellet son adjoint. Ensuite de quoi Mr le curé de la paroisse, assisté de Mr Boisson, notre ancien curé et de son clergé, a bien voulu bénir officiellement cette première pierre, au son de la cloche paroissiale et au bruit d’une salve de coups de feu de la garde nationale. Et avons clos et signé de notre seing le présent procès-verbal, écrit sur parchemin, en double expédition, pour être : l’une renfermée dans le rouleau de plomb dont il a été parlé et l’autre déposée aux archives de la mairie.

L’entreprise étant Célestin Chapuis de Simandre, devis avec prestations 5500 frs.

CARTES POSTALES DU PONT
CARTES POSTALES DU PONT
CARTES POSTALES DU PONT

CARTES POSTALES DU PONT

Inauguration du pont de Moinans – 3 août 1862

Le pont de Moinans sera inauguré en grande pompe l’année suivante, le 3 Août 1862.

Mr de St Pulgent préfet, Mr Lesire général à Bourg, Mr Goy agent voyer à Pont d’Ain, Mr le maire de Rignat et d’autres personnalités se sont retrouvé réunis au chalet de Beaurepaire où les a rejoint Mr Cordenot curé de Meyriat à 4h15 et se rendirent tous un nouveau pont par le chemin de Beaurepaire à Moinans.

Le pont avait été pavoisé aux couleurs nationales et en tête, sur la rive gauche, se trouvait le conseil municipal et les médaillés : Darmedru Jean Marie, ancien maire, Compas Zacharie de Charinaz et Gachy Jean-Claude.

Sous l’arche centrale du pont et entouré d’un nombreux public se trouvait, dans le lit de la rivière à sec, la fanfare de Poncin qui avait voulu concourir à la fête et faire honneur à Mr le Préfet ; leur joyeuse symphonie se mêlant aux cris du peuple assemblé et venu de plusieurs communes.

Discours du maire ayant à ses côtés Guy Etienne dit Bondieu son adjoint. Discours du Préfet et du curé qui a ensuite récité les prières d’usage et répandu autour de lui l’eau consacrée. A ce moment, malgré la pluie abondante qu’à la suite d’un orage le ciel répandit sur les assistants, le maire, ayant fait un grand signal avec un des drapeaux qui se tenaient près de lui, on a tiré, de la hauteur de Beaurepaire, 15 boites dont les détonations mêlées aux joyeux refrains de la fanfare ont annoncé la fin de la cérémonie et le commencement de la fête publique qui se tenait dans le pré, sous le château et qui s’est continué jusqu’à minuit sans aucun incident. Un banquet par le maire et Mme de Laperrière au préfet et aux notables invités au chalet de Beaurepaire. A 9 heures du soir a eu lieu l’illumination du pont.

Ainsi s’est terminée cette fête qui était aussi celle du patron de la paroisse.

Procès-verbal signé le par le maire, l’adjoint et les conseillers municipaux qui assistaient à la cérémonie. Guy, Darmedru, Guy, Gachy, Darmedru, Morellet, Pilloud, Bernard, Gagnon, Bal, Brac de Laperrière.

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Tableau de la sacristie de Rignat

Publié le par ACTEURS

Grâce à Jacques Bucher qui a été convié à une visite de l'église, de la sacristie au clocher, par le maire adjoint de Rignat, nous pouvons avoir accès à ce tableau accroché dans la sacristie, parla photo qu’il a faite. En ce temps là, tout le monde mettait la main à la pâte (à défaut de pouvoir mettre la main à la poche) : "et chaque famille s’imposa de plusieurs journées volontaires."

C'est un peu ce que nous voudrions faire avec ACTEURS...

Bienfaiteurs de l’église de Rignat

L’église de Rignat a été reconstruite, sauf le clocher et la sacristie, par Mr l’abbé Bomboy. La première pierre fut posée le 11 avril 1858. La bénédiction de l’église fut faite le 2 Octobre 1859 et le 12 novembre 1865, elle fut consacrée par Monseigneur de Langalerie, sous le vocable de St Didier.

Les frais de la reconstruction s’élevèrent à 16000 fr. environ. Les matériaux de l’ancienne église furent estimés à 5478 fr. : la commune promit 1690 fr., la Fabrique 500 fr. et chaque famille s’imposa de plusieurs journées volontaires.

Principaux souscripteurs : (extrait des archives paroissiales)

Voir tableau ci-dessous

Un bon souvenir pour ces bienfaiteurs et pour tous les souscripteurs non désignés.

J.M. Duc – Curé - 1908

Tableau de la sacristie de Rignat
Tableau de la sacristie de Rignat

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Eglise Saint Didier de Rignat

Publié le par ACTEURS

Eglise Saint Didier de Rignat
Eglise Saint Didier de Rignat

LA PAROISSE ET L'EGLISE

De la chapelle romane à l'église gothique

La création de la paroisse de Rignat « … » impliquait la construction d'une église ou au moins d'une chapelle vicariale. L'église de Rignat remonte donc, au moins dans son implantation, à l'époque romane (début du XIIe siècle) ; les reconstructions postérieures n'en n'ont pas laissé de traces visibles mais l'étude des plans anciens permet de reconstituer l'état primitif et de figurer les principales étapes de la transformation de ce bâtiment. L'édifice roman devait comporter une petite nef couverte d'une simple charpente comme c'était la coutume, une travée de chœur sur laquelle on éleva le clocher, et enfin une abside semi-circulaire dont on devrait retrouver les fondations dans le sol du chœur actuel. Au XVe siècle, on remplaça l'abside semi-circulaire par un chœur que nous pouvons voir maintenant encore. De plan carré, ce chœur gothique est voûté sur une croisée d'ogives dont les nervures retombent sur des culs-de-lampes sculptés figurant, à l'est du moins, des faces humaines.

Eglise : culots à la base des croisées d'ogives aux angles nord-est et sud-est du chœur. Les personnages sont certainement fictifs mais les coiffures sont celles du XVe siècle.
Eglise : culots à la base des croisées d'ogives aux angles nord-est et sud-est du chœur. Les personnages sont certainement fictifs mais les coiffures sont celles du XVe siècle.Eglise : culots à la base des croisées d'ogives aux angles nord-est et sud-est du chœur. Les personnages sont certainement fictifs mais les coiffures sont celles du XVe siècle.

Eglise : culots à la base des croisées d'ogives aux angles nord-est et sud-est du chœur. Les personnages sont certainement fictifs mais les coiffures sont celles du XVe siècle.

La clef de voûte représente une croix aux bras terminés par des choux, très en honneur au XVe siècle. Le centre de cette croix est orné du monogramme I.H.S. dont la diffusion fut très large dans la chrétienté médiévale sous l'impulsion de saint Bernardin de Sienne au milieu du XVe siècle. Chacun des bras de la croix comporte un écusson peint aux armes de la famille du Saix : écartelé d'or et de gueules.

Eglise Saint Didier de Rignat

Le chœur est éclairé par une grande fenêtre gothique flamboyante, à deux formes, ornée d'un réseau très comparable à celui d'une fenêtre de l'église de Neuville-sur-Ain.

Eglise Saint Didier de Rignat

Pour donner plus de lumière à l'église, on perça, au XVIIe siècle, deux grandes fenêtres dans les murs latéraux du chœur. L'une existe toujours, l'autre a été murée au XIXe siècle, lors de la reconstruction du clocher. Les travaux de 1967 ont aussi dégagé une fenêtre ancienne bouchée par la suite lorsqu'on perça celle qui se voit actuellement au-dessus. Elle est maintenant fermée d'un vitrail multicolore offert par un généreux habitant du village. Toujours dans le mur sud, on a retrouvé un lavabo gothique contemporain de la reconstruction du chœur.

Un entablement de pierre courait le long du mur est, à hauteur d'homme. Il servait à entreposer des statuettes ou des vases de fleurs. Il a été arasé au niveau du mur lorsqu'on a placé des stalles au XIXe siècle. Au-dessus, deux socles de pierre servaient à soutenir des statues (la Vierge, saint Didier, patron de la paroisse ?). La ressemblance du chœur de Rignat avec celui de l'ancienne église Saint-Valérien de Journans est frappante et porte à croire que l'un a servi de modèle aux constructeurs de l'autre jusque dans les moindres détails. Seules les clefs de voûte diffèrent ainsi que les formes des fenêtres gothiques dont le dessin, à Rignat, est plus élaboré.

Les chapelles latérales

Au cours des siècles suivants, l'édifice connut peu de transformations, sinon l'adjonction de chapelles latérales. La première à avoir été construite fut celle de Saint-Sébastien, fondée par les seigneurs de Rignat et peut-être par Claude du Saix en 1424. Elle s'ouvrait sur le côté nord de la nef. Malgré ses revenus, elle fut mal entretenue et tomba peu à peu en ruine. En 1655, elle est mentionnée comme « un autel, dans la nef, abandonné ». En 1746, elle était « dans un état effroyable ». A la fin du XVIIIe siècle, son desservant, Pierre-Louis Dumarché, essaya d'en rétablir les revenus, mais sa tentative venait un peu tard. Saint Sébastien, le patron de cette chapelle, était très en honneur au moyen-âge, lors des épidémies, car on assimilait les flèches qui le transpercèrent à la peste envoyée comme des traits contre les hommes. Son culte fut éclipsé peu à peu au XVe siècle par celui de saint Roch. La chapelle Notre-Dame de Pitié et Saint-Pierre fut fondée par le prêtre Pierre Louvat, qui la fit construire sur le côté sud de la travée de chœur, sans doute peu avant qu'il ne fasse son testament le 17 décembre 1537. Ce document important, qui a disparu sans doute sous la Révolution, se trouve cité dans un inventaire des archives de la cure, dressé en 1762 à la mort du curé Romain Dunod. Ce testament devait prévoir à qui appartiendrait cette chapelle et qui nommerait le prêtre qui la desservirait. Quoi qu'il en soit, elle était la propriété, dès la fin du XVIe siècle, du marquis de Montjouvent, co-seigneur de Bohas. Un petit domaine, comportant près d'un hectare de vigne, lui était affecté et assurait les ressources nécessaires à son entretien et à la rémunération du desservant. Cette chapelle, de plan carré, était voûtée sur croisée d'ogives ; une ouverture biaise (un hagyoscope) qui permettait de voir le maître-autel, subsiste encore en partie dans l'angle sud-ouest du chœur. Cet édifice a été détruit au milieu du XIXe siècle lorsqu'on a reconstruit la nef. La chapelle Notre-Dame du Rosaire n'est pas mentionnée dans la visite épiscopale de 1655, mais seulement dans celle de 1746, qui déclare : « Il y a douze messes par an que M. le Curé acquitte. Elle est annexée à la cure. Elle est en état ». Cette chapelle, située sur le côté sud de la nef, devait donc faire face à la chapelle Saint-Sébastien des seigneurs de Rignat. Les deux chapelles Saint-Sébastien et du Rosaire pouvaient n'être en fait que de simples autels adossés au mur de la nef de part et d'autre de l'arc d'entrée du chœur.

La pietà

La statue de la Vierge de pitié ou pietà, qui se trouve maintenant dans le chœur à droite de la fenêtre gothique, était autrefois placée dans la chapelle Notre-Dame de Pitié et Saint-Pierre fondée par Pierre Louvat. Elle date donc des années voisines de 1537. D'ailleurs, la tradition en fait une oeuvre d'un sculpteur de l'atelier de Brou ce qui, chronologiquement, est vraisemblable. Le culte de la Vierge de pitié était, comme ceux de saint Sébastien et de saint Roch, lié aux épidémies de peste et les oeuvres d'art qu'il a fait naître traduisent, mieux que tout autre témoignage, la crainte de ces hommes devant la mort qui venait, avec une régularité lancinante, faucher les vies humaines sans distinction d'âge ni de rang. Lorsqu'on regarde ces pietàs, on ne peut s'empêcher de voir, sous les traits de la Vierge et du Christ, le visage bouleversé d'une mère tenant sur ses genoux son fils sans vie que la mort — la peste — aurait arraché à sa tendresse. Le visage éploré de la Vierge de Rignat, avec son regard perdu à l'infini, rend d'une manière saisissante cette douleur si intense. Cette pietà fut placée, après la destruction de la chapelle, contre un mur de la nef et, par la suite, à l'extérieur, au fronton de l'église. En 1967, elle fut rentrée et placée sur un socle qu'on scella dans le mur absidial. Il manque une partie du bras droit du Christ et cette mutilation semble ancienne puisqu'en 1781, un visiteur déclara : « La statue de Notre-Dame-de-Pitié, n'étant point décente (= étant en mauvais état), elle sera retirée de ladite chapelle et ne sera plus exposée à la vénération des fidèles ». Heureusement, cette demande n'eut pas de suite !

La Vierge de Pitié ou Pietà. Elle a été sculptée pour la chapelle de Pierre Louvat, vraisemblablement vers 1537. Elle a été placée dans le chœur de l'église en 1967. On vient de découvrir tout récemment dans le mur de soutènement du jardin de l'ancienne cure, une statue malheureusement très incomplète qui représente un donateur agenouillé, tourné vers la gauche et présenté par son patron. Le donateur semble être un prêtre en surplis. Il pourrait s'agir alors de Pierre Louvat lui-même, présenté par saint Pierre. Ce groupe devait être placé à droite de la Pietà, au-dessus de l'autel de la chapelle.La Vierge de Pitié. Détails des visages de la Vierge et du Christ. La tradition attribue cette sculpture aux ateliers qui travaillèrent à Brou.
La Vierge de Pitié ou Pietà. Elle a été sculptée pour la chapelle de Pierre Louvat, vraisemblablement vers 1537. Elle a été placée dans le chœur de l'église en 1967. On vient de découvrir tout récemment dans le mur de soutènement du jardin de l'ancienne cure, une statue malheureusement très incomplète qui représente un donateur agenouillé, tourné vers la gauche et présenté par son patron. Le donateur semble être un prêtre en surplis. Il pourrait s'agir alors de Pierre Louvat lui-même, présenté par saint Pierre. Ce groupe devait être placé à droite de la Pietà, au-dessus de l'autel de la chapelle.La Vierge de Pitié. Détails des visages de la Vierge et du Christ. La tradition attribue cette sculpture aux ateliers qui travaillèrent à Brou.
La Vierge de Pitié ou Pietà. Elle a été sculptée pour la chapelle de Pierre Louvat, vraisemblablement vers 1537. Elle a été placée dans le chœur de l'église en 1967. On vient de découvrir tout récemment dans le mur de soutènement du jardin de l'ancienne cure, une statue malheureusement très incomplète qui représente un donateur agenouillé, tourné vers la gauche et présenté par son patron. Le donateur semble être un prêtre en surplis. Il pourrait s'agir alors de Pierre Louvat lui-même, présenté par saint Pierre. Ce groupe devait être placé à droite de la Pietà, au-dessus de l'autel de la chapelle.La Vierge de Pitié. Détails des visages de la Vierge et du Christ. La tradition attribue cette sculpture aux ateliers qui travaillèrent à Brou.

La Vierge de Pitié ou Pietà. Elle a été sculptée pour la chapelle de Pierre Louvat, vraisemblablement vers 1537. Elle a été placée dans le chœur de l'église en 1967. On vient de découvrir tout récemment dans le mur de soutènement du jardin de l'ancienne cure, une statue malheureusement très incomplète qui représente un donateur agenouillé, tourné vers la gauche et présenté par son patron. Le donateur semble être un prêtre en surplis. Il pourrait s'agir alors de Pierre Louvat lui-même, présenté par saint Pierre. Ce groupe devait être placé à droite de la Pietà, au-dessus de l'autel de la chapelle.La Vierge de Pitié. Détails des visages de la Vierge et du Christ. La tradition attribue cette sculpture aux ateliers qui travaillèrent à Brou.

Statues, tableaux et cloches

L'ancienne église de Rignat conservait d'autres objets d'art qui ont maintenant disparu ; la statue de saint Pierre de la chapelle de Pierre Louvat était elle aussi du XVIe siècle puisqu'elle est citée dans un testament de 1552, mais au XVIIIe siècle, elle était déjà « mutilée ». Il y avait aussi une statue de saint Georges à propos de laquelle on lit dans une visite de 1781 : « La statue de saint Georges privée d'un bras sera réparée dans deux mois ; à défaut de cette réparation, cette statue sera supprimée ». On ne sait ce qu'il en advint. Saint Georges était le patron des chevaliers, et sa statue avait dû être sculptée pour un seigneur de Rignat ou de La Couz. La statue de saint Sébastien qui devait orner la chapelle seigneuriale n'est jamais mentionnée.

Quant à la chapelle du Rosaire, elle était décorée d'un tableau (XVIIIe s.?) que les visites de 1770 et de 1780 demandent de nettoyer. Enfin, on voyait autrefois dans l'église, au-dessus de l'entrée, un tableau du XVIIe siècle représentant la Madeleine se jetant aux pieds du Christ debout, entouré de ses apôtres. Ce tableau fut complètement détruit par les gouttières et enlevé lors de la restauration de 1967. Dans le clocher bâti sur la travée de chœur entre l'abside et la nef, on remit une cloche neuve en 1765 ; on a gardé son acte de baptême : « L'an 1765 et le 17 du mois de mars, nous, soussigné Jean-Baptiste Meissiat, archiprêtre de Treffort et curé de Villereversure, avons fait la bénédiction d'une cloche dans l'église de Rignat, que nous avons nommée Marie-Didier, à laquelle cérémonie ont assisté Messire Antoine Chambre, curé de Rignat et M. Jean-François Gaudillet, curé de Bohas, M. Philibert Billon, curé d'Hautecour, et M. Louis Levrat, vicaire de Meyriat et le concours des paroissiens, lesquels prêtres assistants ont signé». Cette malheureuse cloche mourut en pleine jeunesse, à peine âgée de 30 ans, car elle alla rejoindre ses soeurs des autres villages « dans la fonderie des Frères Jean (lire : Frèrejean), entrepreneurs de bouches à feu, à Pont-de-Vaux ». Ainsi convertie en canon, elle « servit à la destruction des tirans qui souillaient la terre de la liberté ».

Extrait du livre de Paul Cattin « un village du Revermont RIGNAT » - 1987

En Septembre 2014, le monastère royal de Brou à Bourg en Bresse remporte le classement final du monument préféré des Français. La pietà de l’église de Rignat est attribuée aux ateliers de sculpteurs qui travaillèrent à Brou.

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